Téléarchives : des originaux inédits que les généalogistes peuvent consulter gratuitement en ligne


Rôle des gabelles à Jarsay, Indre-et-Loire

Connaissez-vous Téléarchives ?

Ce site internet est une ressource généalogique très riche (avec plus d’un million de vues) qui propose la consultation gratuite de nombreux documents inédits, complétant les collections déjà accessibles en ligne.

Actes notariés, registres, livres et documents anciens, cartographie, cartes postales, photos de famille, etc., Téléarchives permet aux généalogistes de consulter, mais aussi de partager les fruits de leurs recherches.



Famine et anarchie


Cette illustration d'époque incite les citoyens à plus de solidarité
dans le partage des richesses et des denrées.
[Source : Archives numériques de la Révolution française]

La période révolutionnaire à la Foye-Monjault (3/4)


Le climat social au printemps 1789, alors même que se tenaient les États-généraux, était extrêmement tendu. Le prix du blé était en augmentation constante et la famine était à craindre dans tout le royaume. Sur quoi, des agitateurs politiques contribuaient à aggraver la situation : des rumeurs courraient que des spéculateurs s’appropriaient et détournaient les réserves de blé pour faire monter les prix.

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(sur le site de la Foye)


Ouverture d'un nouveau site dédié à l'histoire de la Foye-Monjault


La page d'accueil du nouveau site

Initialement, le blog Chemin de Papier avait pour objectif de noter et de partager mes découvertes. C'était une sorte de bloc-note à caractère généalogique, sans direction spécifique. Mais à mesure que le temps passait, il devenait évident que mon intérêt pour l'histoire de la Foye-Monjault avait acquis une dimension particulière.


La prise de conscience


Caricature d'époque montrant le tiers écrasé par la noblesse et le clergé,
un sentiment que devaient partager les habitants de la Foye envers Müller.

La période révolutionnaire à la Foye-Monjault (2/4)


En 1788, Louis XVI avait convoqué les États-généraux. Mais au sein de la population, la colère grondait. L’économie se portait au plus mal, les salaires étaient insuffisants et les impôts trop lourds. La pauvreté et la disette affectaient un grand nombre de gens. 

Par ailleurs, les idées modernes avaient fait leur chemin jusque dans la tête des paysans, aggravant leur perception de la misère et des charges qu’ils avaient à supporter. Loin de calmer le peuple, la rédaction des Cahiers de doléances eut pour effet d’enflammer les esprits.


(sur le site de la Foye)


Une vieille coutume : la plantation d'une vigne
en 1868, dans le Niortais et le Mellois




La plantation d'une nouvelle vigne était autrefois un acte important, considéré comme un événement familial et que l'on célébrait ensemble au village. En 1868, cette coutume était encore pratiquée aux environs de Niort, comme le rapporte l'écrivain Jules Guyot, auteur de l'Étude des Vignobles de France.

Cette étude, publiée trois ans après l’apparition du phylloxéra dans la région, est intéressante dans la mesure où elle vient compléter le témoignage de Maxime Arnaud [1]. Elle indique par exemple que les propriétaires de vignes parlaient déjà de les vendre où de les arracher, en tout cas au nord de Niort. La cause ne devait rien aux maladies : il était devenu particulièrement difficile, à cette époque, de trouver de la main d’oeuvre bon marché, tant pour l’entretien que pour les vendanges.



Un régime de longévité à la mode des années 1860



En 1868, Jules Guyot publiait son deuxième tome concernant l'Étude
des Vignobles de France.
Dans le chapitre consacré aux Deux Sèvres,
M. Audebert, vigneron
 octogénaire, notaire et maire adjoint de Thouars, 
lui prodiguait quelques conseils tout simples pour vivre aussi longtemps
que lui. À déguster…



Dictionnaire de Patois Poitevin




Le patois poitevin, ou saintongeais, est ce qui subsiste de la langue parlée dans cette région au moyen-âge. En 1867, Gabriel Lévrier en fait l’inventaire dans son Dictionnaire Étymologique, à une époque où l’on commençait à observer un nivellement culturel à l’échelle du pays, annonçant le déclin des dialectes régionaux [1]

Le patois a des origines diverses, notamment celtique, latine, anglaise et bien sûr française. L'apport de ces langues correspond aux périodes de domination territoriale. Dans son ouvrage, l'auteur sépare les mots en plusieurs listes afin de les classer par origine. Le contenu se trouve regroupé ci-dessous en une seule liste. Les annotations postérieures sont indiquées entre parenthèses “[“ “]”.


Étymologie des patronymes Ayrault, Burgaud, Jottereau, Piboleau, Robin, Sabourin et Savarit



La rubrique « Nom de famille » sur Généanet propose l'étymologie de nombreux patronymes. Mais les définitions avancées ne sont pas pour autant les seules possibles. L'étude du patois poitevin, qui fut la langue parlée au moyen-âge dans l'ancienne province du Poitou, apporte une explication alternative pour les noms suivants, que l'on retrouve fréquemment dans cette région :


Les dolmens et le romantisme du XIXe siècle



Toujours du même Gabriel Lévrier, un passage qui nous évoque la fonction de ces monuments du Poitou, que l'auteur, en 1867, pensait d'origine celtiques. Ils datent en fait du néolithique (les plus anciens vers 5000 ans av. J.-C., et jusqu'à 2000 ans avant notre ère), bien avant l'arrivée des Celtes dans cette région (peut être autour de 1000 av. J.-C. ?). Quoi qu'il en soit, ce témoignage archéologique, empreint du romantisme du XIXe siècle, fait toujours plaisir à lire.


Les guerisseurs du Poitou



Gabriel Lévrier, auteur du Dictionnaire Étymologique du Patois Poitevin, nous rapporte les croyances de nos aïeux en 1867. À la campagne, guérisseurs, devins et rebouteux étaient nombreux. Les paysans faisaient appel à eux lorsque les remèdes-maison, tels que le rôtie, ne parvenaient pas à soigner leurs maux.


La Bonne Dame et le Malin


La Vierge, Gensac la Pallue

En relisant Pays et Gens de France, dans la partie traitant des Deux Sèvres, je redécouvrais ce texte de Véronique de Naurois, qui nous parle des traditions et légendes de ce département. En voici un extrait :


La paroisse à la veille de la Révolution

[mise à jour le 5-5-2016]


Louis XVI distribuant des aumônes aux pauvres de Versailles
pendant l’hiver de 1788, par Louis Hersent


La période révolutionnaire à la Foye-Monjault (1/4)


Au cours du XVIIIe siècle, la population de la Foye était passée de 560 habitants en 1716, à 800 en 1788 [1]. Cette croissance démographique reflétait la tendance nationale. Mais paradoxalement, la situation sociale se détériorait : le système monarchique, qui avait jusqu’alors défini le cadre de vie de nos ancêtres, était en crise.

Entre 1788 et 1800, les archives nous décrivent le village tel qu’il était encore sous l’ancien régime. Certains aspects relatifs au mode de vie des habitants restèrent les mêmes jusqu’à la fin du XIXe siècle, tandis que d’autres disparurent à cette époque. Les comptes rendus de la municipalité, contemporains de la Révolution, nous permettent également de mieux situer nos aïeux dans la grande Histoire, en replaçant ces évènements à l’échelle de la paroisse.



(sur le site de la Foye)


L’évolution des prénoms sous la Révolution et l'Empire



Si par le passé, la tradition avait été de transmettre aux enfants les prénoms de leurs aïeux, ou ceux des saints et des martyrs, cette période de troubles historiques bouleversa pour un temps les usages. Outre les modes de l’époque, la Révolution provoqua une fracture avec le sentiment religieux qui se retrouve dans les prénoms.


(sur le site de la Foye)


Les guerres napoléoniennes et l'émancipation féminine au XIXe siècle




De tous les facteurs ayant contribué à l’émancipation socioéconomique des femmes en France, depuis la Révolution, la guerre fut certainement l'un des plus importants. Les conflits mondiaux du XXe siècle sont bien connus pour les bouleversements sociaux qu'ils engendrèrent. Ils permirent notamment aux femmes d'accéder à des emplois jusqu'alors exclusivement masculins. Mais les registres témoignent d'un phénomène similaire, quoique temporaire, qui amorce déjà cette évolution sous le premier Empire.


1794 : première procédure de divorce au village




Le premier divorce à la Foye-Monjault fut requis en décembre 1794 à l'initiative d'une femme, Madeleine Bodin. Elle était la fille de Pierre Bodin, premier maire de la paroisse. Elle ne savait pas signer, mais dû en l'occurrence bénéficier d'une bonne assistance concernant les démarches administratives à suivre.

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(sur le site de la Foye)



La généalogie, plus qu'une occupation personnelle ?



Depuis quelques années, la généalogie est devenue mon passe-temps favori. Mais à dire vrai, j'y consacre beaucoup trop de temps, et je ne suis pas seul. Il m'arrive de me poser la question : pourquoi, chaque jour, suivre la trace d’ancêtres depuis longtemps disparus ? Pourquoi m’intéresser à ces villages sortis des brumes médiévales ? Au fond, qu’est-ce que je recherche ?


Les villages voisins de la Foye : le Cormenier

[mise à jour le 23-3-2016]


L'église Saint-Entrope, datant du XIIe siècle.
Petit village de 300 habitants situé à 3 km à l'est de la Foye-Monjault, mais à seulement 500m de Beauvoir-sur-Niort, le Cormenier a fusionné avec la commune de Beauvoir en 2009. Jusqu'à la Révolution cependant, ce village se trouvait rattaché à la Foye. Les deux paroisses dépendaient alors du diocèse de Saintes et avaient pour seigneurs les Bénédictins de l'abbaye de Montierneuf à Poitiers [1].



Étymologie du patronyme Quairé




La rubrique « Nom de famille » sur Généanet propose l'étymologie de près de 140 000 noms. Malgré cela, l'origine et la signification de nombreux patronymes restent indéfinies. C'est le cas avec QUAIRÉ, porté par une branche de mes ancêtres originaires de la Revêtizon, tout près de la Foye, paroisse où se concentre ce patronyme vers la fin du XVIIe siècle. [1]


Base généalogique de la Foye-Monjault



Si la Foye-Monjault fait partie de vos domaines de recherche, les données mises en ligne sur Généanet comprennent la période allant de 1675 jusqu'à la Révolution incluse, les naissances et les mariages jusqu’en 1832, les sépultures jusqu’en 1803


Hippolyte Taine : l'Ancien Régime





Que connaissez-vous vraiment de l’ancien régime ? Du mode de vie de ses personnages et de leur évolution, des philosophies, des mentalités de l’époque ? De l’ampleur des fastes, du degré de misère, d’injustice et de désinvolture qui s’y côtoyaient ? Comment est-on passé de la France de Louis XIV à celle de Louis XVI ? Quels furent les acteurs de la Révolution ? Et finalement, de notre point de vue de lecteurs, quel parallèle est il possible de faire avec notre époque ?


Les meuniers de la Foye et l’ordonnance de 1790


Oudry – Fable de La Fontaine
Le meunier, son fils et l'âne

Sous l’ancien régime, les meuniers, fariniers et boulangers tenaient une place particulièrement importante au sein de la société. Le pain constituait alors la base de l’alimentation des Français, qui en consommaient beaucoup plus que de nos jours. Les mauvaises récoltes et la fluctuation du prix du blé et des grains pouvaient entraîner la famine.

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(sur le site de la Foye)


Le drapeau rouge dans le contexte de la Révolution Française

Fusillade du Champ-de-Mars de juillet 1791 : La Fayette [1] fait tirer sur les manifestants.
On note au premier plan le drapeau rouge brandi par la garde nationale.

Il est intéressant de noter les contradictions qui existent entre la signification originelle d'un symbole historique et celle que notre époque à retenue. Avec la loi du 21 octobre 1789, les révolutionnaires, non sans ironie, entendaient contrôler le droit de la population à manifester. Sa mise en application aboutira deux ans plus tard à la chute de La Fayette et de Bailly. L'histoire du drapeau rouge, qui deviendra plus tard l'emblème du communisme, est liée à cet évènement. Mais saviez-vous qu'en 1789 il avait une toute autre signification ?


Les archives communales



Si grâce à l’internet, les généalogistes disposent désormais de ressources leur permettant d’accomplir, depuis leur domicile, une bonne partie de leurs recherches, les mairies conservent encore de nombreux documents inédits. Les archives communales (gérées par les Archives municipales) sont une source essentielle pour quiconque s’intéresse à l’histoire d’une paroisse. On y trouve notamment les délibérations du conseil municipal, ainsi que de nombreux procès verbaux qui rendent compte des lois, des évènements et des affaires de l'époque.


1790 : Élection du premier maire de la Foye


L'Assemblée nationale constituante, à Versailles en février 1790

En juin 1789, à l'issue d'un conflit avec une partie de la noblesse et du clergé, des députés du Tiers état formèrent la première Assemblée nationale. Le 7 juillet, à l'invitation du roi, celle-ci rassembla les trois ordres et devint l'Assemblée constituante. Elle était composée de quelques 1200 députés qui siégeaient à Versailles. En octobre, ils rédigèrent les premiers articles de la Constitution. Durant le mois de décembre, l'Assemblée vota une série de décrets qui, partant du principe de la séparation des pouvoirs, permettaient au peuple français de prendre part aux décisions politiques.

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(sur le site de la Foye)


Les possessions foncières et domestiques des paysans au XVIIIe siècle

Piété filiale – Jean-Baptiste Greuze, 1763, détail

Étude d'un acte notarié détaillant l'héritage d'une famille de journaliers en 1752, à la Foye-Monjault.


Louis Bernard habitait le hameau de Treillebois, paroisse de la Foye, avec Catherine Brunet. Il l'avait épousé en 1720 et ils avaient eu deux enfants. Le sachant journalier, c'est-à-dire appartenant en principe à la catégorie la plus pauvre de la population, je ne m'attendais pas à ce qu'il ait grand chose à transmettre à ses héritiers. Pour cette raison, j'ai été plutôt surpris en lisant l'énumération de ses biens et ceux de sa femme, et en particulier de leurs nombreuses possessions foncières. 


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(sur le site de la Foye)


Une petite histoire sans importance


La justice et la vengeance poursuivant le meutrier

La petite histoire abonde de drames que les généalogistes exhument au gré de leurs lectures. Au 18e siècle, les époux se juraient fidélité à vie, mais celle-ci pouvait être courte. La tragédie qui suit est celle de trois brèves unions. Elle met en scène, avec sa part de mystère, la souffrance ordinaire d'un homme et de trois femmes.


La condition paysanne au XVIIIe siècle

Une famille d'artisans ou de paysans "aisés" (L'Épiphanie - Jean-Baptiste Greuze, 1774)

Selon l'historien Henri Sée [1] :

L’existence matérielle du paysan est encore assez misérable, même à la fin de l’ancien régime. Son habitation est tout à fait insuffisante. La plupart des maisons sont bâties en torchis, couvertes de chaume ; une seule chambre basse, sans plancher ; de petites fenêtres, sans vitres. En Bretagne, et surtout en Basse-Bretagne, on a pu dire que le paysan vivait « dans l’eau et dans la boue ». C’est là l’une des causes principales des épidémies, encore si fréquentes.


Les soldats de la Foye-Monjault

Guerres napoléoniennes

Cambronne et la Vieille Garde, qui compta André Chevillon.

Liste de soldats de la Foye ayant fait les guerres napoléoniennes, qui inclue les médaillés de Sainte-Hélène (vétérans survivants en 1857). Pour ceux qui moururent au combat ou des suites de maladies, les familles n'étaient souvent notifiées que des années plus tard, voir jamais, comme pour beaucoup de soldats tombés lors de la campagne de Russie (et qui ne sont pas sur cette liste):


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(sur le site de la Foye)


Les jumeaux de Limouillas



La famille Prunier est arrivée à la Foye vers 1820, alors que Charles, Adolphe et Olivier n'étaient encore que des gamins. Ils étaient tous les trois nés au bourg voisin de Beauvoir-sur-Niort, ou Jean Prunier, leur père, avait été menuisier. D'ailleurs l'un des rares de son côté qui n'eut pas fait laboureur ou journalier. Cela étant, la cinquantaine approchant, il quitta Beauvoir pour le hameau de Limouillas où il revint à la terre. En l'occurrence, l'opportunité s'était présentée de venir habiter dans la maison voisine du frère de son épouse, un vigneron.

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(sur le site de la Foye)


Mariage et natalité à la Foye : quelques anecdotes


Le mariage à la campagne au XIXe siècle (détail)

Cette page contient plusieurs listes de noms de couples relevées dans les registres de la Foye-Monjault, en rapport avec les thèmes du mariage et de la natalité. Les statistiques et anecdotes qui leur sont liées reflètent les moeurs et les usages des paroissiens et de leur époque.

Ces données ont été remaniées et mises à jour sur la page qui suit, ainsi que sous les rubriques "Statistiques XVIIe/XIXe siècles" et "Généalogie" dans la barre menu de droite du nouveau site de la Foye.

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(sur le site de la Foye)


L'époque de la vigne

Depuis mon enfance, j'ai toujours rêvé d'aller un jour m'installer à la campagne. Avant de connaître mes ancêtres, n'importe quelle région de France aurait fait l'affaire. Mais aujourd'hui, si l'occasion venait à se présenter, je ne pourrais que choisir ce petit coin de Saintonge qui s'étend entre Niort et la Charente-Maritime.

Ce rêve en tête, je me suis parfois demandé pourquoi mes ancêtres avaient quitté leur pays, où j'aurais tant aimé naître et grandir. C'est en étudiant l'un de mes aïeux, Adolphe Prunier, que j'ai compris. Cette transition vers la ville, en particulier, c'est faite avec lui.

C'est ainsi que j'imagine Charles Prunier et Madeleine Griffon, les parents d'Adolphe,
lorsqu'ils montaient à Niort. Les coiffes et les robes longues que portaient alors les femmes
 disparaitront vers 1900.

(sur le site de la Foye)


Souvenirs d’un vieux paysan
De la chandelle de résine à l'ampoule électrique
de Maxime Arnaud

Source de l'extrait du livre : site des Fiefs Viticoles

Maxime Arnaud est né le 18 avril 1875 à Treillebois, paroisse de la Foye-Monjault. Il est décédé à la Rochénard, village voisin, le 8 novembre 1961. Il descend d'André Arnault (ca 1598-1678) et Pernelle Andoire (ca 1610-1680), qui habitaient déjà à la Foye au XVIIe siècle.


Dans ce petit livre publié en 1947, il revient sur les 65 années écoulées et décrit la vie quotidienne dans sa paroisse à partir de 1875. Décade par décade, il conte les transformations, les épreuves et les progrès. Ce faisant, il nous apporte un témoignage irremplaçable sur la condition de vie de nos aïeux à cette époque. En voici un extrait :

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(sur le site de la Foye)


La Foye-Monjault et Limouillas

[mise à jour le 9-4-2016]
Photos de Nicole Gauthier

L'église saint Simon et saint Jude [1], où sévissait au XVIIIe siècle le fameux
père Bory. 
Elle fut en partie détruite à la révolution et sa façade actuelle date du XIXe. 
Il existait à sa place, dès avant 1135 [2], un prieuré bénédictin du même nom.


La présence de mes ancêtres à la Foye-Monjault remonte au moins à la fin du XVIe siècle. Mais il est probable que leurs grands-parents y vivaient déjà un siècle plus tôt, lorsque Rabelais avait dégusté leur cru. Les registres qui débutent en 1675 ne m'en apprennent pas plus. 


La Foye-Monjault au début du siècle dernier

Quelques cartes postales anciennes de la Foye-Monjault :




















Une série de cartes postales anciennes sont disponibles sur le site de la Foye, ainsi que des cartes illustrées.


La paroisse sous l'ancien régime

L'histoire de cette paroisse remonte au moins au 11e siècle, avec l'établissement d'un monastère bénédictin à l'emplacement de ce qui est aujourd'hui l'église Saint-Simon et Saint-Jude. Dès François 1er, cette région est renommée pour ses vins. Au 17e et 18e siècle, elle le fut aussi pour le bois que l'on tirait de ses forêts. Les paysans y manquaient d'eau, la terre étant pauvre et sèche, ce qui explique que jusqu'à la fin du 19e siècle, on n'y cultivera presque exclusivement de la vigne.

Comme toutes les paroisses du Poitou-Charentes, où vécurent de nombreux protestants, la Foye fut affectée par les guerres de religion. Les registres reflètent cette époque avec quelques abjurations [1]. Il est intéressant de noter la présence au début du 18e siècle d'une petite congrégation de réfugiés catholiques irlandais, avec notamment une famille Macarthy, qui donnera deux curés au village [2].

Parmi les notables, on notera au 18e siècle Pierre d'Hauteville, docteur en Sorbonne, et René Racapé, avocat au parlement de Paris [3].

Du vin de la Foye

Extrait du site des Fiefs Viticoles [4] :
La région de Beauvoir-sur-Niort produisait des eaux de vie et des vins considérés comme d’assez bonne qualité, surtout ceux de certains coteaux de la Foye-Monjault et de Limouillas cités en 1534 par le célèbre Rabelais dans les Grandes et Inestimables Chroniques du Grand et Énorme Gargantua.

Tenez, capitaine, beuvez en hardiment,
j’en ai faict l’essay, c’est vin de la Faye-Moniau.


Commentaires et anecdotes concernant les registres
de la Foye-Monjault (de 1675 à 1815)




Sous l'ancien régime, les registres paroissiaux contiennent souvent des annotations qui se rapportent aux évènements de l'époque : crimes commis dans la paroisse, abjurations, la visite de personnages importants, l'exercice d'une coutume, des signatures intéressantes etc. Voici ceux que j'ai pu relever à la Foye :

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(sur le site de la Foye)


Les anciens métiers de la paroisse

Le tonnelier

Les registres paroissiaux et d'état civil, avec dans une certaine mesure les archives communales, nous rapportent ici et là le métier de nos aïeux et des habitants du village, de 1675 jusqu'au XXe siècle. Cette page en dresse la liste.


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(sur le site de la Foye)


Parrains et marraines :
l'attribution des prénoms

Baptême dans une église de campagne - Henri Bouis, 1892

Dans la plupart des cas, l'enfant prenait lors du baptême le prénom de son parrain ou de sa marraine. Les parrains et marraines étaient choisis en premier lieu dans le cercle familial proche, en particulier parmi les oncles et tantes (moins souvent, mais également, parmi les frères et soeurs et les grands-parents). Ensuite, parmi les relations familiales ou paroissiales : cousins, voisins, domestiques, collègues, etc. À l'occasion, l'enfant pouvait avoir pour parrain un membre de la noblesse locale (qui pouvait être un employeur) ou même le curé de la paroisse.

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(sur le site de la Foye)


Les surnoms des paroissiens de la Foye

L'usage des surnoms semble avoir été très répandu au XVIIIe siècle dans cette région, et il est probable que la plupart des gens en portait un, même s'ils n'apparaissent pas toujours dans les registres. Le surnom pouvait également avoir une fonction essentiellement pratique en raison de la fréquence des noms et prénoms similaires dans certaines paroisses, comme à la Foye, notamment avec le patronyme Arnault.

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(sur le site de la Foye)


1660 : Émigration des frères Briand

Portrait d'une famille de maçons (1/3)


Maçons et tailleurs de pierre sur un chantier au XVIIe siècle 
(Gravure d'époque. Source : blog d'ASEPA, Histoire du Vieux Pont)

Parmi mes ascendants, j'ai pu remonter aux confins des registres jusqu'à Jean Briand (ca 1600-) et Jeanne Marot, qui résidaient à Droux en Basse Marche, aujourd’hui Haute-Vienne, Limousin. Ce couple est à l'origine de tous les Briand de Saint-Jean-de-Liversay et Benon (Charente Maritime), ainsi que de ceux de Saint-Florent et Saint-Symphorien (sud de Niort, Deux-Sèvres) [v. sur Généanet].


Le métier de maçon au XVIIe et XVIIIe siècle

Portrait d'une famille de maçons (2/3) 




Laurent Briand, maçon propriétaire
en 1688 à Saint-Symphorien

Portrait d'une famille de maçons (3/3)

Laurent Briand (ca 1654-1720), fils de Léonard et de Jeanne Dumas, est né soit à Droux dans le Limousin, d'où sa famille est originaire, à Saint-Jean-de-Liversay en Charente Maritime, où s'est établi son oncle Joseph, ou bien encore à Saint-Symphorien dans les Deux Sèvres, où il habite avec ses parents dès 1670, à la mort de son jeune frère Martin, et où naîtra Louise, sa première fille, en 1680.

Dans un ouvrages ayant trait à la commune de Saint-Symphorien [1], je retrouve Laurent cité dans un acte notarié datant de 1688. L'acte rend compte des droits des différents partis concernant l'exploitation de métairies, dans un aveu rendu à Charles de Malvin, seigneur de Saint-Symphorien à cette date :


Étymologie du patronyme Briand

Certains patronymes dans notre généalogie nous tiennent à coeur. Pour moi, "Briand" est l'un de ceux qui m'ont permis faire un merveilleux voyage dans le temps, en retraçant la descendance d'une famille de maçons originaires de Droux, en Haute Vienne, jusque dans les Deux Sèvres et la Charente Maritime.


L’énigmatique ascendance
de Marguerite de Barbezières

Origine

Les Barbezières sont une ancienne famille noble originaire de la principauté de Marcillac, en Angoumois, aujourd'hui Marcillac-Lanville en Charente. Non loin, en bordure de Charente Maritime, se trouve la paroisse de Barbezières dont elle a pris le nom.


Armes : d'argent à trois fusées et deux demi-fusées accolées 
en fasce de gueules, de la Branche de Saint-Mary.


Ils sont cités pour la première fois en 1303, cinq ans avant le procès des Templiers, lorsqu’un seigneur de Barbezières est sommé par Philippe le Bel de rejoindre son armée [v. à ce sujet]. Se succèdent ensuite plusieurs personnages historiques, dont les plus connus sont peut-être les chevaliers Geoffroy de Barbezières de la branche de Chemerault, et ses deux fils François et Méry, proches serviteurs de Charles IX et Henri III [v. présentation d'O'Gilvy].


Famille de Barbezières :
Actes relevés dans les registres

Sanxay

(Vienne)



Décès de Marie Gillier, épouse de Géoffroy de Barbezières, chevalier seigneur de 
la Roche-Chemerault, le 22 septembre 1677 à Sanxay :


Seigneur de Barbezières sous Philippe le Bel

La plus ancienne mention du nom de Barbezières (1303, Bibliothèque Nationale) est liée à la tentative de conquête de la Flandre par Philippe IV de France, dit Philippe le Bel (1268-1314).


Hommage du Roi Edouard Ier d'Angleterre, duc d'Aquitaine, à Philippe le Bel c1293.